« Maison de confiance créée en 2016, Marest a déjà offert aux fieffés cinéphiles certaines joies sans mélange. »
François Angelier, Le Monde
Les éditions Marest sont dirigées par Séverine Danflous et Pierre-Julien Marest.
Spécialisée en cinéma et littérature, la maison fête ses dix ans en 2026. Durant ces dix années, les publications ont été régulièrement saluées par la presse et ont récolté plusieurs prix du meilleur livre de cinéma, comme le prix du Syndicat de la Critique de Cinéma (Aventures de John Boorman), le Prix Transfuge (L’Invention du cinéma de Luc Chomarat ; J’avais jadis une belle patrie de Lotte Eisner ; La petite géographie réinventée de Leos Carax de Jérôme d’Estais), le Prix Michel-Ciment Syndicat de la Critique de Cinéma/Centre National du Cinéma (Busby Berkeley, l’homme qui fixait des vertiges de Séverine Danflous et Pierre-Julien Marest) ou le Prix Pessac (Robert Altman, miroitements d’une œuvre d’Edouard Sivière).
Outre ces publications, la maison a monté, en 2024, une collection de livres de poche intitulée Marest bis qui remet en lumière des ouvrages épuisés (James M. Cain de François Guérif, Comédie musicale d’Alain Masson, Preston Sturges de Marc Cerisuelo, Journal d’un cinéphile de Noël Herpe). En 2026, s’ouvre la collection Carte blanche accueillant, comme éditrice invitée, Nicole Brenez, qui y publie un ouvrage collectif dirigé par Jacques Kebadian : Un mur contre l’oubli – Seize récits arméniens.
La maison publie huit ou neuf ouvrages par an et privilégie le travail avec les librairies. En 2026, elle compte plus de 80 titres au catalogue et décide de s’installer en province, dans le pays de Caux, afin de retrouver un rapport naturel à la vie.
Séverine Danflous découvre la lecture lors de ses longues vacances chez ses grands-parents, fermiers dans le Gers. Elle aime Kafka, Marnie, Cassavetes, Flaubert, Homère, Lynch et Cronenberg, P.J. Harvey, Carson McCullers, Italo Calvino, Borges, Joyce, Proust, Paul Auster ou Joan Didion. La lecture, les études de lettres et de cinéma la conduisent tout droit vers l’écriture. Son livre de chevet est Un artiste de la faim, de Franz Kafka.
Pierre-Julien Marest songe souvent à son grand-père, qui naquit à la fin du XIXe dans une famille de cordiers de Cherbourg, connut le Moutarde des tranchées de Verdun comme l’Occupation et fit fortune dans le négoce du bois. Son petit-fils se rêva cinéaste, mais c’est un emploi chez l’éditeur libertaire Claude Tchou qui lui donna le goût de l’édition. Il crée les éditions Marest en 2016 et est rejoint par son épouse, Séverine, l’année suivante. Il aime Edgar Allan Poe, Suétone, Jean-Luc Godard, Ida Lupino, Baudelaire, Charlotte Corday, Serge Gainsbourg, Lotte Eisner, Philip K. Dick, John Huston et tant d’autres. Son livre de chevet est L’Invention de Morel, d’Afolfo Bioy Casares.